L’édition 2010 du Festival International de Films de Femmes de Créteil présentera une programmation autour des sections qui font son identité depuis plus de 30 ans : compétition internationale, autoportrait, graine de ciné phage, soirées avant-premières, section thématique. Avec 150 films inédits, la 32e édition du festival soulignera tout particulièrement la puissance des productions cinématographiques qui relient l’Europe et l’Afrique.
Une Méridienne Trans-Europe-Afrique par les réalisatrices qui tissent, à travers leurs oeuvres, les nouveaux liens d’interdépendance entre les deux continents > Forums professionnels / Work In Progress: productrices, actrices, scénaristes, monteuses, chefs opératrices et autres professionnelles viendront échanger avec le public du festival leurs expériences dans des co-productions d’Europe et d’Afrique
La Nuit à la frontière des genres accueillera les réalisatrices qui innovent, cherchent de nouvelles pistes, explorent des formes et des formats inédits, des territoires inconnus > Autoportrait : pour la première fois depuis sa création, le festival invitera une actrice et un acteur pour un « regard croisé » de deux programmations parallèles > Invitation aux voyages : en réponse à l’arrivée des nouvelles techniques, nous franchirons les frontières audiovisuelles en invitant les autres arts et rencontrerons des publics différents.
email : filmsfemmes@wanadoo.fr / Infos : 01 49 80 38 98
SOIREES DE GALA - PROGRAMME DETAILLE
Cet été-là, tout changea : mes parents se séparèrent, ma sœur aînée devint une étrangère qui entrait dans l’adolescence et m’abandonnait à mon enfance, ne voulant plus jouer dans la Boyita, la roulotte garée dans le jardin, théâtre de nos confessions et aventures…
Cet été-là, je partis à la campagne en quête de Mario, le fils des Péons. Et sans le savoir, sans l’avoir planifié, nous entrevîmes, les yeux écarquillés, le cœur ouverts, les mystères de la sexualité, découvrant une réalité que les adultes n’osent affronter. Cet été-là, le dernier été de la Boyita, je sus que le monde était beaucoup plus complexe, confus et fascinant que ce que j’avais cru. Que la Boyita ne serait plus ni un nid, ni un refuge. Que mon enfance touchait à sa fin.
Le Festival rend hommage à la réalisatrice et ethnologue sénégalaise, Safi Faye, avec la projection de son film, Lettre paysanne, en version restaurée et sous-titrée. Avec LA CINEMATHEQUE AFRIQUE de CULTURESFRANCE
Rien n'a bougé depuis des siècles dans ce petit village du Sénégal. Et cette année encore, la récolte est mauvaise. Un jeune homme, Ngor, las de supporter cet état des choses, et trop pauvre pour se marier avec Coumba, va tenter sa chance à la ville. Il y acquiert une modeste aisance qui lui permet de revenir en vainqueur au village… S'appuyant sur une situation réelle, la réalisatrice réussit à faire passer dans son film l'inquiétude de la paysannerie africaine en même temps que son éveil à la conscience politique.
Née en 1943 à Dakar, Safi Faye décide, après une rencontre marquante avec Jean Rouch en 1966, de venir étudier le cinéma à Paris. En même temps, pour mieux connaître l’Afrique, elle suit des cours d’ethnologie et d’anthropologie à la Sorbonne. En 1972, elle réalise La Passante et devient la première réalisatrice Africaine. Elle tourne ensuite trois longs-métrages : Lettre PaysanneFad’Jal (1979) et Mossane (1990/96) ainsi que de nombreux documentaires pour des programmes internationaux de télévision. Le Festival de Créteil a présenté une rétrospective de son œuvre en 1998. (1975),
Né en 1936 à Bamako, Sotigui Kouyaté descend d’une longue lignée de griots et se présente avec un brin de malice comme Guinéen d’origine, Malien de naissance et Burkinabé d’adoption. Acteur, chanteur, danseur, musicien et compositeur, il a également été joueur de football professionnel jusqu’en 1966.
Quand il quitte le continent africain c’est pour se retrouver sur les planches du théâtre des Bouffes du Nord, à Paris. Nous sommes en 1983 et Sotigui Kouyaté y fait la connaissance de Peter Brook. Le dramaturge britannique monte à l’époque le Mahabharata. Instantanément, Sotigui Kouyaté se sent appartenir à une famille. Près d’une dizaine de collaborations scelleront une amitié entre les deux hommes.
Sotigui Kouyaté a signé plusieurs mises en scène de théâtre en Europe et en Afrique. Il a crée à Bamako la compagnie Mandéka Theatre.
Et le cinéma français lui ouvre ses portes, en lui offrant des rôles dans des films comme Black Mic Mac de Thomas Gilou (1985) ou encore Le Maître des éléphants de Patrick Grandperret. En 1995, il joue dans le long métrage de son fils Dani Keita ! l'héritage du griot qu’il retrouve en 1999 pour l’adaptation cinématographique de la légende du Wagadu Sia – Le Rêve du python. En 2001, Rachid Bouchareb, qui voit en lui le symbole de la tradition africaine, lui offre le rôle principal de Little Sénégal. Et en 2009, il reçoit le Prix d’Interprétation au festival de Berlin, pour la dignité avec laquelle il donne une profondeur métaphysique au vieil africain du film London River de Rachib Bouchareb.
2001, fiction, 1h36, FRANCE / BURKINA FASO
Koumbi est une cité dominée par un empereur, maître de l´univers. Elle est frappée par la misère. Pour lui redonner prospérité, les prêtres de l´empereur doivent pratiquer un sacrifice. Sia est désignée pour le sacrifice…
En présence de Aïssa Maïga et de la réalisatrice Dominique Cabrera
Aïssa Maïga a travaillé auprès de réalisateurs prestigieux tels Claude Berri (L’un reste, l'autre part) ou Alain Tanner (Jonas et Lila). L'énorme succès en salle de Cédric Klapisch, Les Poupées Russes, dans lequel elle joue le rôle de la petite amie de Romain Duris, la révèle auprès du grand public.
Demandée par des cinéastes européens, Aïssa tourne deux films avec Michael Haneke (Code inconnu, puis Caché), apprend l'italien pour Bianco e Nero de Cristina Comencini - qui devient l'un des succès populaires transalpins de ces dernières années - et fait partie du casting international de Paris, je t’aime oeuvre collective présentée au Festival de Cannes en 2006.
Également sélectionné au Festival de Cannes la même année, Bamako de Abderrahmane Sissako lui vaut d'être nommée au César du Meilleur Espoir Féminin. Sa prestation de chanteuse de bar est saluée par la critique, et elle devient l'une des actrices les plus prometteuses du cinéma français. Depuis on a pu la voir dans Je vais bien, ne t’en fais pas de Philippe Lioret, Prête moi ta main de Eric Lartigau avec Alain Chabat, ou encore L’Âge d’homme de Raphaël Fejto, dans lequel elle retrouve Romain Duris. C'est sans doute la réalisatrice Dominique Cabrera qui lui offre son plus beau rôle, celui de Sara, jeune peintre prostituée dans Quand la ville mord, oeuvre que l'on découvre dans le cadre de "Série Noire", collection prestige produite par la télévision (France2). Dernièrement, on a pu voir Aïssa Maïga dans le film de Léa Fazer, Ensemble c’est trop, et elle sera prochainement à l’affiche de L’Avocat de Cédric Anger aux côtés de Benoît Magimel.
Venue du Mali, Sara atterrit à Paris avec sa cousine. Clandestine prise en charge par le réseau d’Omar, elle se prostitue sans états d’âme pour rembourser le voyage. Sara est une artiste en herbe, elle aime la peinture et admire l’oeuvre de Basquiat. Quand Omar supprime sa cousine Zina, Sara explose.
Dans certains pays, un journaliste peut passer plusieurs années en prison pour un mot ou une photo. Parce que emprisonner ou tuer un journaliste, c’est éliminer un témoin essentiel et menacer le droit de chacun à l’information, Reporters sans frontières, fondée en 1985, œuvre au quotidien pour la liberté de la presse.
Dans un monde où les armes nucléaires et les guerres inondent les titres de la presse, un petit groupe d’artistes luttent de manière non-violente contre les injustices. Ils sont non-violents dans leur façon de faire, mais pas pour autant inefficaces. Les caricaturistes du continent africain démontrent tous les jours qu’ils peuvent changer leur monde avec leurs crayons. Sur un continent où près de 60% de la population est analphabètes les caricatures et les caricaturistes sont devenus les nouveaux militants pour la liberté, l’égalité et le progrès.
Act Up-Paris est une association de lutte contre le sida. Issue de la communauté homosexuelle, elle rassemble des personnes séropositives, des militantes concernées par la maladie, des hommes, des femmes, trans’, lesbienne, gai, bi, hétéro, pour qui le sida n’est pas une fatalité. Vaincre le sida n’est pas du seul ressort de la médecine : cela dépend avant tout de la volonté de celles et ceux qui font, en France et dans le monde, les politiques de santé.
Une collection de 10 films courts de 3 minutes initiée à l’occasion des 20 ans d’Act-Up Paris. Dix réalisatrices donnent la parole à des femmes confrontées au virus du sida. À l’heure où des progrès scientifiques importants sont réalisés, ces 10 films montrent à quel point la séropositivité des femmes se vit encore dans le secret, la stigmatisation et la honte.
L’Ouganda s’est avéré être le pays qui a le mieux réussi à combattre le sida en Afrique, mais c’est aussi là que se trouve la plupart des orphelins du sida dans le monde, actuellement estimés à deux millions. Un projet très spécial a été créé: les parents écrivent ces livres souvenir contenant l’histoire de leurs familles. Les enfants se préparent ainsi doucement à la mort de leurs parents.
Une programmation consacrée aux artistes femmes qui se sont illustrées dans toutes les disciplines artistiques : la peinture, la sculpture, l’architecture, l’art décoratif. Alors que les musées et les galeries, en France et à l’étranger, commencent à leur rendre hommage, les archives de l’Ina invitent à porter un nouveau regard sur celles qui participèrent à l’effervescence intellectuelle et artistique du siècle passé.
Archives de l’Ina
Artiste plasticienne et réalisatrice, Régine Cirotteau investit depuis les années 90, les arts visuels, établissant des passerelles entre photographie, vidéo, cinéma, nouvelles technologies. Elle s’intéresse particulièrement au transfert des supports de l’image, à la notion de cycle, aux points de bascule entre l’installation et la création virtuelle.
Pathfinder (1mn, 1999) Let There Be Light (5mn, 2005) Too Many Secrets (1mn56, 2007) Le Laboratoire des fluides (8mn30,2005)
Vendredi 9 avril – 19 h à 2 h Soirée de gala
Avec le collectif 40 ans de Mouvement de Libération des Femmes et l’Institut National de l’Audiovisuel
Le programme, ponctué de rencontres avec les réalisatrices/teurs et les féministes, évoquera les Suffragettes, les femmes tondues, les artistes mal reconnues des mouvements officiels de l’Art, l’engagement féministe français ou celui des femmes turques aujourd’hui. En collaboration avec l’Ina nous avons pu accéder aux archives immensément riches qui donnent de la femme l’ampleur de son évolution
Lecture mise en scène d’extraits de « S.C.U.M. Manifesto » (Society for Cutting Up Men), manifeste de Valérie Solanas, édité en 1967 et alors épuisé en français.
La condition des femmes au quotidien avant les années 70, grâce à des documents provenant des grandes collections de l’Ina.
Avec Niki de Saint Phalle pastichant Lily Marlène
Pendant les années 70, au moment où la deuxième vague féministe influence le monde entier, les femmes et la féminité deviennent sujet de débat même en Turquie.
En 2007 nous avons demandé s’il fallait être un homme pour être éligible au parlement turc. Après vérification, nous avons constaté que c’était bien le cas…











