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Chevalier de la resignation infinie

Maison des arts de Créteil - Chevalier de la resignation infinie

Chevalier de la resignation infinie

Diane Landry
Ce réseau complexe d’ombres et de lumières en mouvement opère de manière cyclique

Ce réseau complexe d’ombres et de lumières en mouvement opère de manière cyclique, tout comme l’autre installation avec les fers à repasser. La rotation des roues entraîne l’apparition et la disparition des lumières, alors que le nombre de roues - douze - renvoie aux heures sur le cadran d’une horloge et aux mois de l’année. Du sable coule dans les bouteilles comme dans un sablier. Par contre, si les moulins à vent suggèrent des motifs temporels humains, ils évoquent également les machines à mouvement perpétuel et, donc, une échelle de mesure différente, sinon un état situé au-delà de la temporalité. Bien que mue par l’électricité, la forme des assemblages, où le sable agit comme poids, évoque la vaine invention de roues à mouvement perpétuel (remontant au Moyen Âge, avec Bhaskara et Villard de Honnecourt, entre autres) qui dépendaient de l’inertie pour se mouvoir éternellement. Sur terre, le mouvement perpétuel semble un impossible fantasme, alors que les planètes et les étoiles gravitent dans l’espace pendant d’incommensurables périodes de temps sans aucun apport énergétique. La tension entre temps humain et éternité est ainsi condensée dans ces roues énigmatiques, tout comme celle entre l’échelle humaine et le cosmos : nous oscillons entre la reconnaissance d’une bouteille d’eau que nous pouvons tenir dans la main et la vision de systèmes stellaires procurée par leur disposition spatiale.

UK
This intricate web of turning lights and darks operates cyclically, as does the iron installation. Lights appear and disappear with the rotation of the wheels, and the number of the wheels-twelve-references both the hours of the clock and the months of the year. Sand pours down the bottles as though they were hourglasses. But if the windmills suggest human patterns of time, they also allude to perpetual motion machines and thus a different scale of measurement if not a state beyond temporality. Although actually run by electricity, the form of the
assemblages, with the running sand acting as weights, evokes the overbalanced perpetual motion wheels (dating to the middle ages, by Bhaskara, Villard de Honnecourt, and others) that were designed, futilely, to rely on inertia to spin forever. On earth perpetual motion seems to be an impossible fantasy, though in space planets and stars spin for unfathomable spans of time without energy input. The tension between human time and eternity is thus condensed into these enigmatic wheels, as is that between human and cosmic scales: the viewer
oscillates between recognizing the hand-held water bottle and seeing star systems in their arrangement.

le site de l'artiste
www.dianelandry.com

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