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Création

Création

Raphaël  Moreira Gonçalves

Raphaël Moreira Gonçalves
né en 1988
vit et travaille à Lille
http://raphaelmoreiragoncalves.com/


Le travail de Raphaël Moreira Gonçalves navigue entre le cinéma et la sculpture, avec une mélancolie brutale et colorée à la vue du cyberespace. Ses pièces sont hantées par l’idée du temps et de l’espace.
Le moment où tout peut basculer, se transformer ou même s’autodétruire; un lieu où règne le chaos. C’est principalement par l’image animée et l’installation que l’artiste aborde ces questions.
Ce temps et ce lieu ne sont pas sans nous rappeler l’espace du web et des communications. L’artiste évoque fréquemment son trouble à l’égard de ce réseau tant matériel qu’immatériel, qui semble infini.
Sa posture est quasiment romantique, dépassé par ce paysage 2.0. Dans son installation Wave and shell (2017), il met en relation la fascination du XIXe siècle pour le monde sous-marin avec celle qu’il ressent à la pensée du cyberespace. Un poème de Richard Garnet (Where coral lies, 1859) et deux gifs animés sont accueillis par des sculptures en plexiglas - entre le spectre et l’amibe agrandi des milliers de fois.
Le romantisme est habité par la question du sublime, de l’insaisissable, et c’est probablement dans la tension entre «réel» et «virtuel» que Raphaël Moreira Gonçalves l’explore. De nombreuses installations de l’artiste se voient en effet doublées de sculptures en réalité augmentée qui apparaissent en scannant les oeuvres au moyen d’une application smartphone (14 secondes versus fantômes, 2016). Dans Forbidden Creatures, il est aussi question de ce qui est souterrain, caché, à l’image de l’Eulagisca Gigantea - ver géant découverts dans les eaux profondes de l’Antarctique -, que l’artiste met en parallèle avec les utilisations pirates et alternatives des technologies, jungles virtuelles hors de contrôle de la société de surveillance - seuls endroits où l’individu peut selon lui se trouver vivant.
On pourrait par ailleurs rattacher cette idée à celle du bricolage des technologies et des réseaux que cette alternative implique. L’artiste considère cette idée, en faisant l’esthétique de prédilection de ses oeuvres. Tel un campeur du cyberespace, il assemble des bouts de ficelle, de pans de tissu, morceaux de mousse et de bambou pour créer des installations aux multiples surfaces de projection et d’apparition de l’image. Un mode de façonnage très empirique, comme pour rendre tangible et manipulable ce «monde inaccessible» qui par essence lui échappe.

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