Chargement

Nevel

Maison des arts de Créteil - Nevel

Nevel

Lawrence  Malstaf

Une matrice de neuf murs pivotants forme un labyrinthe dont l’architecture change constamment. Une séquence de différentes compositions créée une chorégraphie d’espaces fluctuants se mêlant les uns les autres. C’est un espace auto-chorégraphique où errer et s’égarer, comme une cité en mutation où s’attarder et succomber à la désorientation.

Nevel signifie "brouillard" en néerlandais en référence, peut- être, à la semi transparence des neuf parois mobiles qui reconfigurent perpétuellement son environnement. En rotation sur elles-mêmes selon quelques scénarios préétablis, elles se font murs puis deviennent ouvertures. Quand elles s'immobilisent, l'espace continue pourtant à se transformer lentement, inexorablement, grâce à des jeux de lumière. "Nevel" a les allures d'un décor de théâtre qui serait en mutation entre deux scènes incertaines. Elle n'est en rien menaçante. Trop lente dans ses métamorphoses, pourtant, elle semble susceptible de se refermer sur elle-même, à tout instant, et pourrait ainsi emprisonner un visiteur imprudent ou téméraire. Parce qu'elle se transforme sans cesse, elle nous condamne à nous déplacer continuellement, à modifier nos points de vue. Car il s'agit, dans ces quelques mètres carrés d'œuvre, de parvenir à se perdre, comme il convient de se perdre dans Venise, pour que l'expérience soit totale.

+ d'infos sur l'artiste

haut de page

MAC — Studio — Mac Plus

Inscription pour recevoir toutes les dernières news, offres de la mac