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Rhinocéros

Maison des arts de Créteil - Rhinocéros
22—24nov 2018

Emmanuel Demarcy-Mota
Ionesco

Rhinocéros

Théâtre

«  je ne capitule pas »

Comment ne pas être rhinocéros ? Cette question, aujourd’hui encore, se pose chez nous, et dans tous les pays d’Europe et du monde où nous jouons le spectacle. Lorsque nous avons créé la pièce en 2004, il était possible de n’y voir que la tyrannie de la mode ou celle des moeurs, la description mécanique de certaines formes de normalisations.
Aujourd’hui alors que la pièce continue de voyager, son allégorie dévoile de nouvelles forces insolites, d’autres significations propres à notre temps : les tentations de repli sur soi, le danger du nationalisme… Nous devenons rhinocéros comme ça, par peur de l’autre, par commodité, par lâcheté, par paresse… Une servitude « volontaire», sans tyran identifié, une épidémie. Rhinocéros a changé de peau, ou du moins de couleur. L’horreur, dans la pièce, vient justement de ce que les rhinocéros triomphent dans la rue : on ne les hospitalise pas, on ne les enferme pas, ce sont eux qui ont gagné, et c’est moi, Bérenger, qui vais devoir me retirer du monde, si du moins je ne suis pas attiré, et si je résiste. Cependant la force de Rhinocéros est aussi qu’au-delà ou en deçà de cette allégorie manifeste (nationalisme, nazisme, totalitarisme…), on bute sur cet animal épais, caparaçonné, massif et solitaire, derrière lequel il n’y a peut-être rien que lui-même, mais qui devient alors à lui seul, comme par une inversion fantasmatique, une horde sauvage, collective et rapide, presque légère. Emmanuel Demarcy-Mota

Mise en scène Emmanuel Demarcy-Mota
Assitant à la mise en scène Christophe Lemaire
Scénographie Yves Collet
Collaboration artistique François Regnault 
Collaboration lumières Nicolas Bats, Thomas Falinower
Musique Jefferson Lembeye
Costumes Corinne Baudelot assistée d’Élisabeth Cerqueira
Maquillages Catherine Nicolas
Accessoires Clémentine Aguettant
Conseillère littéraire Marie-Amélie Robilliard

Avec 15 comédiens dont Serge Maggiani (Bérenger), Hugues Quester (Jean), Valérie Dashwood (Daisy), Philippe Demarle (Dudard), Charles-Roger Bour (Le patron de café), Jauris Casanova (Botard), Sandra Faure (La serveuse), Gaëlle Guillou (La ménagère), Sarah Karbasnikoff (L’épicière et Madame Bœuf), Stéphane Krähenbühl (Le Vieux monsieur), Gérald Maillet (Le logicien), Walter N’Guyen (L’épicier), Pascal Vuillemot (Monsieur Papillon)

Production 2011 Théâtre de la Ville-Paris – Grand Théâtre de Luxembourg – Le Grand T, scène conventionnée de Loire-Atlantique

Photo © Jean-Louis Fernandez

jeudi 22 au samedi 24 novembre 20:00

Tarifs

10 à 22€

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