Tout public :
Archie Shepp / Joachim Kühn (Part I)
Joe Bowie. Defunkt Millenium (Part II)
Festival Sons d’hiver
ARCHIE SHEPP / JOACHIM KÜHN
ARCHIE SHEPP : SAXOPHONE TÉNOR, SAXOPHONE SOPRANO, VOIX /
JOACHIM KÜHN : PIANO /
La signifi cation musicale et artistique de ce duo va bien au-delà de la rencontre entre deux individus, tant chacun d’eux symbolise deux continents, deux cultures qui se sont notamment mises à dialoguer et à vivre ensemble grâce au jazz. L’Europe, à l’histoire culturelle patiemment élaborée et l’Amérique noire, culture apparue dans le fracas historique de deux civilisations entrées en collision. Duo de géants, donc, s’il en est. Joachim Kühn et Archie Shepp sont faits pour tisser les contrastes : nonchalance/intensité, épure/volubilité, douceur/acidité, âpreté terrienne/légèreté aérienne. Les mélodies et les timbres du piano romantique se transforment imperceptiblement en attaques percussives, unissant l’approche de Béla Bartók et celle de Mal Waldron, offrant un écrin de braises aux flamboyances blues et free de l’incendiaire saxophone.
JOE BOWIE. DEFUNKT MILLENIUM
JOE BOWIE : VOIX, TROMBONE, PERCUSSIONS /
JASON MARSHALL : SAXOPHONE BARYTON /
ADAM KLIPPLE : CLAVIERS /
KIM CLARKE : BASSE /
TOBIAS RALPH : BATTERIE /
De la fin des années 70 à la fin des 80, Joe Bowie a mené une expérience musicale horsnormes avec Defunkt, laissant le souvenir (à) vif d’une formation intraitable, emplie d’énergie et de liberté. Son secret ? Associer funk et punk, à travers le filtre d’improvisations free, frayer des chemins inattendus dans l’immensité de la Great Black Music, à la recherche d’un point d’équilibre entre racines et ramifications. Cette nouvelle mouture s’attaque au XXIe siècle avec l’énergie de l’espoir comme du désespoir, propulse un blues de mauvais aloi, célèbre le soleil cou coupé du trombone et des cuivres, le jeu de trombone de Joe Bowie transposant le franc-parler des premiers brass bands dans un autre millénaire. De fait, le Defunkt Millenium mobilise une telle puissance d’histoire collective qu’il nous emporte dans le tourbillon magique d’une musique généreuse et prodigue.
Et aussi AVANT PREMIÈRE ! samedi 18 février à 17h petite salle (Entrée libre)
projection du documentaire “Sweet Sweetback's Baadasssss Song”, version Hood Opera (Oléo Films)
En présence de Melvin Van Peebles et de Samuel Thiebaut.
http://vimeo.com/33771290
Partenaires
A voir aussi
-
Bunky Green Quartet (Part I) Pharoah & The Underground São Paulo / Chicago Underground Feat. Pharoah Sanders (Part II)
Festival Sons d’Hiver
17 Fév. à 20h30