Tout public :
Jef Aerosol
[Get your] Kicks
Né en 1957 à Nantes, Jef Aérosol fait partie des pionniers de l’art urbain en France. A l’instar de nombreuxartistes qui ont commencé à appréhender la rue dans les années 80, Jef Aérosol est un artiste autodidacte. Peut-être cela explique-t-il la spontanéité et l’énergie restées intactes depuis ses débuts. Car il continue en effet à intervenir au pochoir dans les rues du monde entier tout en affirmant sa position d’artiste contemporain au sein du marché de l’art.
De Warhol au Velvet Underground, il n’y a qu’un pas. Jef Aérosol représente des personnalités de l’histoire de la musique, car elle détient une place fondamentale dans sa vie. Jef traite dans son travail l’imagerie punk-rock, celle du rock anglais, français et américain, mais aussi, les anonymes de la rue : musiciens, passants, mendiants, enfants dont il peint les silhouettes grandeur nature, en noir et blanc, toujours soulignées de sa fameuse et mystérieuse flèche rouge, seconde signature et "marque de fabrique" de l'artiste.
Jef Aérosol a laissé sa trace sur les murs de nombreuses villes : Paris, Lille, Lyon, Nantes, île de Ré, Orléans, Tours, Londres, Lisbonne, Madrid, Barcelone, Venise, Rome, Amsterdam, Chicago, San Francisco, Los Angeles, New-York, Bruxelles, Zurich, Pékin, Tokyo, Palerme, Dublin, Belfast, Ljubljana, Athènes, La Réunion... Il a même collé son désormais légendaire "sitting kid" sur la Grande Muraille de Chine.
En collaboration avec la Galerie Magda Danysz
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La série des photographies « Living RoomS » est constituée de deux actes de création déterminants : la sculpture et la photographie. -
Ji-Eun dessine ou creuse une feuille de contreplaqué en suivant les lignes qui y sont inscrites.
Elle lit les années, le temps de la croissance comme on lit l’âge d’un arbre. Sur ce premier
temps elle y ajoute le sien, ce qu’elle vit, ce qu’elle voit. A l’heure actuelle, elle superpose
d’autres morceaux qu’elle a découpés en suivant toujours les lignes du bois. Comme si elle
gardait la mémoire de ces différents passages. Celles-ci ne nous apprennent rien si ce n’est la
fuite incessante du temps; de tout, de rien. Tout cela est très précis, très calme surtout. Depuis
quelque temps, il y a des dessins anaglyphtiques (comme les photographies en relief bleu et rouge)
mais nous n’avons plus les lunettes pour les voir. Nous le savons seulement. Exactement comme nous
savons ce que nous avons été sans pouvoir le déchiffrer.
Une image pour finir : c’est en quelque sorte Marcel Proust dans le vaisseau de 2001 de
Stanley Kubrick.
Paris, le 26 avril 2010