Fabrice Murgia - Compagnie Artara
Les enfants de Jehovah
Fabrice Murgia s'attaque au sujet de la dérive sectaire. Inspiré par une lointaine histoire familiale, le jeune metteur en scène tente de comprendre la mécanique et les effets de l'endoctrinement chez les Témoins. Pas une « secte » à proprement parler mais une communauté qui fait peser un lourd carcan de fin du monde sur ses membres. Cette nouvelle création s'articule autour du témoignage d'une femme, s'adressant par vidéo à son frère pour le convaincre de rejoindre les Témoins - qu'il a quittés - et sauver son âme. Parallèlement s'installe, dans un autre espace scénique, une narration plus mentale, psychologique, fantasmagorique, où le fantôme d'une mère disparue continue à souffler son influence à l'oreille de cette femme. Comme d'habitude, Fabrice Murgia ne cherche pas à disséquer et tout expliquer : il se sert de son sujet pour poursuivre son questionnement sur la jeunesse d'aujourd'hui. « Les Témoins sont une sorte de couverture pour parler de ces moments de fragilité où un être est tout à coup en prise avec de nouveaux terrains de folie et cherche à se rassurer, explique-t-il. Les Témoins de Jehovah pensent que notre génération connaîtra l'apocalypse et qu'ils en seront sauvés. C'est intéressant à mettre en relief pour voir comment un être fragilisé peut percevoir tous les événements du monde comme une punition. » Fidèle à son univers particulier, avec une création vidéo omniprésente, une construction de lumières et une musique qui transportent, un réel dialogue entre le jeu de ses trois comédiennes et la précision d'une mécanique technique impressionnante, Fabrice Murgia livre ce spectacle, comme une seconde partie au « chagrin des Ogres », en réfléchissant à la façon dont l'enfance et ce que nous y vivons façonne notre personnalité et notre estime de soi.
Auteur et mette ur en scène : Fabrice Murgia,
Conseiller artistique : David Murgia,
Assistante : Catherine Hance,
Stagiaire à la mise en scène : Pénélope Biessy,
Inter prétation : Cécile Maidon, Magali Pinglaut, Ariane Rousseau,
Musique : Maxime Glaude ,
Création vidéo : Arié Van Egmond, Scénographie et création lumière : Simon Siegmann, Création costumes : Marie-Hélène Balau,
Régie générale : Damien Arrii, Régie son : Sébastien Courto y, Régie vidéo : Xavier Lucy, Régie lumières : Hervé Gajean, Construction décor : Ateliers du Théâtre Vidy-Lausanne, Chef constructeur : Thomas Beimowski, Constructeurs : Frédéric Aguet, Fabio Gaggetta, Nicolas Pilet.
Création au Théâtre Vidy -Lausanne le 24 avril 2012.
Une production de la Cie Artara et de la Cie des Petites Heures, en coproduction avec le Théâtre National -Bruxelles, le Théâtre Royal de Namur, Montpellier - Le Printemps des Comédiens, le Parvis Scène Nationale Tarbes-Pyrénées, le Théâtre de Grasse, le Théâtre Vidy-Lausanne, le Théâtre des Sablons - Neuilly-sur-Seine, la Maison de la Culture de Tournai, le Carré Sainte -Maxime. Avec l’aide des Brigittines. Avec le soutien d’Eubelius, de la Fédération Wallonie -Bruxelles et de la Loterie nationale .
Fabrice Murgia/Cie Artara est artiste associé au Théâtre National de la Communaut é Française Wallonie –Bruxelles.
www.artara .be
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Créée sur le principe du "cadavre exquis", 58 chorégraphes ont contribué à ce projet avec la création d'un module de 60 secondes développé à partir des dix dernières secondes de la séquence du chorégraphe précédent constituant ainsi une forme de chaîne de mouvement.
Cette séquence de solos de 58 minutes est devenue la partition utilisée comme base pour le développement de la pièce pour 7 danseurs. Ce matériel a été présent dans sa forme originale et a été utilisé par les 7 danseurs tout au long du processus de création comme guide technique de réalisation. Cette méthode est assez proche de celle utilisée comme base pour l'écriture d'une nouvelle composition polyphonique.